DIX ANS APRÈS LE TERRIBLE INCENDIE DE KASHECHEWAN :

Le 8 janvier marquera le 10e anniversaire de l’incendie fatal dans une prison de fortune à Kashechewan. Deux hommes, Jamie Goodwin et Ricardo Wesley, y avaient péri brûlés vifs alors qu’ils se trouvaient dans des cellules sans système de gicleurs, extincteurs d’incendie, ni détecteurs de fumée.

 

Dix ans plus tard, la mise en œuvre d’un bon nombre des 86 recommandations formulées dans le rapport d’enquête du coroner tarde toujours, notamment celle qui placerait les Premières Nations au diapason des autres collectivités canadiennes en ce qui a trait aux normes minimales en matière de protection contre les incendies.  

 

Le député de Timmins-James Bay, Charlie Angus, insiste : il faut trouver des solutions aux problèmes liés à la protection contre les incendies et aux services de police dans les collectivités des Premières Nations.

 

« Il n’y a rien de pire que d’assister aux funérailles d’un jeune décédé dans un incendie parce que les mécanismes adéquats faisaient défaut. Au Canada, nul ne devrait avoir à se soucier de l’absence de systèmes de protection contre les incendies et de services de police ».

 

Comme le démontrait récemment un rapport du gouvernement, près de la moitié des membres des Premières Nations au Canada vivent « sans ou avec peu » de mécanismes de protection contre les incendies. M. Angus répète que nous devons prendre la situation au sérieux et faire en sorte que toutes les collectivités soient dotées de l’infrastructure nécessaire pour assurer la sécurité de leurs résidents.

 

« Par respect pour leur famille, nous devons honorer la mémoire de Ricardo Wesley et de Jamie Goodwin, ces deux jeunes hommes décédés si tragiquement, en faisant en sorte qu’une tragédie de la sorte ne produise plus jamais. »