IASCO DU PONT DE NIPIGON : CHARLIE ANGUS DEMANDE QU’ON TIRE DES LEÇONS

Après la fermeture d’urgence du pont de la rivière Nipigon, les Canadiens qui souhaitent traverser leur pays doivent maintenant faire un détour par les États-Unis. Tout en saluant les efforts déployés pour réparer la structure, le député néo-démocrate Charlie Angus rappelle que ce fiasco est le symbole de la crise des infrastructures qui sévit dans le Nord.

 

« Comment le premier ministre peut-il justifier qu’au Canada, un pays membre du G7, il n’y a qu’une seule route qui relie le pays, et que les automobilistes et les camionneurs du Nord de l’Ontario se retrouvent aujourd’hui bloqués?, a demandé M. Angus. Si le gouvernement fédéral fait des investissements, il ne devra pas se contenter d’élargir le réseau routier des régions urbaines. Il devra tenir compte des routes du Nord de l’Ontario. »

 

M. Angus demande aux gouvernements provinciaux et fédéraux de s’assurer que les personnes pénalisées par la fermeture du pont obtiennent le soutien dont elles ont besoin. Selon lui, le ministre fédéral des Transports doit envisager de réaliser des investissements pour construire des autoroutes dans le Nord de l’Ontario.

 

« Le fait qu’un seul pont puisse couper le pays en deux fait paraître le Canada comme la mauvaise caricature qu’on en fait dans l’émission South Park : un pays à une seule route, a déploré M. Angus. Les résidents du Nord ne trouvent pas ça drôle. Les voies aériennes, ferroviaires et les réseaux d’autobus sont en mauvais état. Et en hiver, nos routes deviennent de plus en plus dangereuses parce que les services d’entretien ont été confiés au secteur privé. »

 

« À Ottawa et à Toronto, on semble oublier le Nord, mais la réalité, c’est que les routes sous-financées de notre région constituent le principal corridor de transport au pays, a conclu M. Angus. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que la Transcanadienne est fermée à cause du bris d’un pont dans le Nord. En 2003, la route a été fermée à la hauteur de Latchford pour la même raison, ce qui a entraîné des retards considérables. »